Brian De Palma : le virtuose du 7ème art

Brian De Palma : le virtuose du 7ème art
Brian De Palma est né le 11 septembre 1940 à Newark dans le New Jersey. Le jeune Brian cultive très tôt une passion pour la physique dont il décide de faire sa spécialité. Adolescent, il était fasciné par l'astronomie et fan des films de science-fiction. Il entre à l'Université Columbia de New York, dans le but d'achever sa formation et de devenir astrophysicien, mais à dix-huit ans, fortement marqué par la vision de Vertigo d'Alfred Hitchcock, Brian laisse tomber la physique et se consacre alors pour le théâtre, puis le cinéma.

Au cours de ses études au Sarah Lawrence College, De Palma aborde le long-métrage avec The wedding party, comédie semi-improvisée qui marque les débuts à l'écran de Robert De Niro. L'euphorie contestataire des années soixante inspire De Palma. Se questionnant finalement sur les paradoxes artificiels de la société américaine et l'absurdité de la guerre du Vietnam, il réalise les comédies satiriques Greetings (Ours d'Argent au Festival de Berlin) et Hi! Mom, qui l'imposent parmi les jeunes talents de la Nouvelle Vague américaine.

Les grands studios hollywoodiens commencent alors à s'intéresser à lui, et on lui offre de réaliser une comédie, Get to know your rabbit. Puis c'est avec une modeste production indépendante : Sisters, que De Palma connaît son premier grand succès. Rompant avec le style semi-improvisé de ses précédents films, il affirme là d'exceptionnelles qualités d'écriture, un sens de la construction, du cadrage et du rythme digne des meilleurs réalisateurs hollywoodiens. La consécration artistique arrivera deux ans après ce coup de maître, De Palma signe le thriller musical Phantom of the paradise qui remporte en 1975 le Grand Prix du Festival d'Avoriaz. En 1976, il écrit et réalise Obsession, thriller romantique, puis porte à l'écran Carrie, qui remporte un triomphe international et vaut une nomination à l'oscar pour Sissy Spacek et Piper Laurie. Le film, qui révèle Nancy Allen, John Travolta et Amy Irving, restera l'une des plus brillantes transpositions de l'œuvre de Stephen King ; sa célèbre séquence finale et certains de ses procédés ont été depuis largement imités.

Il se fait vite une réputation d'affreux jojo du cinéma US avec la série de films ultra-violents et provocateurs qui suivront, peuplés de meurtres à la tronçonneuse ou à la perceuse, et de perversions sexuelles gratinées, avec notamment Pulsions qu'il réalise en 1980, interprété par Michael Caine, Nancy Allen, et Angie Dickinson. Puis avec Blow out (film préféré de Tarantino) qu'il écrit et met en scène, le film explore avec brio deux des thèmes dominants de son oeuvre: voyeurisme et manipulation. En 1982, Brian De Palma réalise une nouvelle version, baroque et hyper-violente de Scarface sur un scénario d'Oliver Stone avec Al Pacino et Michelle Pfeiffer. En 1984, il signe Body double qui offre son premier grand rôle à Melanie Griffith dans un des meilleurs thrillers de son auteur. Abandonnant temporairement ce genre qui a fait sa réputation, il réalise Les incorruptibles, d'après la célèbre série télévisée. Marquant le début d'une collaboration de De Palma avec Ennio Morricone pour encore deux films, le film vaudra l'Oscar à Sean Connery et lancera simultanément Kevin Costner et Andy Garcia. En 1989, il dirige Michael J. Fox et Sean Penn dans le film de guerre Outrages.

Cet esprit se voulant désespérément libre s'est alors risqué à de nouvelles expériences toujours impressionnantes du point de vue artistique, retournant au thriller en 1992 avec Raising Cain qu'interprètent John Lithgow et Lolita Davidovitch, puis dirigeant Al Pacino dans ce qui est considéré à juste titre comme l'un des meilleurs polars des années 90, L'impasse, et réunissant, en 1996, Tom Cruise, Jon Voight, Emmanuelle Béart et Jean Réno dans Mission impossible, hommage à la série culte qui connaîtra un succès international (le plus gros succès de sa filmographie à ce jour). Il sera suivi du thriller Snake eyes, interprété par Nicolas Cage et Gary Sinise, dont le premier plan est impressionnant de virtuosité. Puis, en 2000, sort son premier film de science-fiction: Mission to Mars, interprété par Gary Sinise, Tim Robbins, Don Cheadle et Connie Nielsen. Le film est descendu par la critique et le public ne suit pas. De Palma s'installe en France, parcours Paris en mobylette et décide d'y tourner un film sur les mésaventures d'une manipulatrice. Marquant son retour au thriller érotique, ce sera Femme fatale, sorti en 2001, avec Rebecca Romijn et Antonio Banderas, démarrant sur un audacieux vol de bijoux au Palais des Festivals de Cannes. En 2006, il marque son retour avec le Dahlia noir.

# Posté le samedi 03 mars 2007 07:04

TTC : beastie boys français ???

TTC : beastie boys français ???
TTC est un groupe de rap français, originaire de Paris, formé dans les années 1990, dont le nom fait référence aux initiales des 3 MC fondateurs, connus sous les pseudonymes de Tido Berman, Teki Latex et Cuizinier. Viennent s'ajouter derrière les platines Para One et Tacteel ainsi qu'Orgasmic.

Avant d'être rejoints par Cuizinier (le cousin de Teki Latex), Tido Berman et Teki Latex formaient Bladazz. Après la création de TTC, le groupe se fait connaître notamment grâce à leur collaboration avec La Caution, autre groupe de hip-hop français. En mai 2002, l'aventure se concrétise en un premier album : Ceci n'est pas un disque. Le succès est au rendez-vous.

En avril 2004, le groupe TTC devient de plus en plus populaire sur l'hexagone après leur passage sur l'émission de Canal+ 20h10 Pétantes. Le groupe y joue le morceau « Dans le Club » et reçoit une véritable ovation malgré les paroles osées et le style non commode. Bâtards sensibles sort en octobre 2004. Ce deuxième opus conforte le bon accueil fait à leur musique et les amène même à être nommés à la vingtième édition des Victoires de la musique dans la catégorie « meilleur album rap/hip-hop de l'année ». Le troisième album du groupe 36 15 TTC est sorti le 26 décembre 2006 chez V2 Records.

Le groupe est régulièrement accusé de machisme et de misogynie. Notamment, entre autres, à cause de la chanson "girlfriend" dont les paroles renvoient une image soumise dépravée et nymphomane de la femme, réduite à un objet sexuel. La chanteuse Yelle a fait une chanson en réponse à T.T.C : je veux te voir.

Cependant TTC se défend d'être misogyne, et définit ainsi le sens de Girlfriend: « Si on peut enfin dire les choses qu'on pense tous secrètement, si on peut enfin les crier fort en dansant c'est peut être libérateur. C'est mieux que de se sentir seul. C'est pro sexe Girlfriend, c'est pas du tout un morceau misogyne. »

Discographie :

Ceci n'est pas un disque (2002)

Batârds sensibles (2004)

3615 TTC (2006)

Vidéographie :

Dans le club (Live canal+)

Girlfriend

De pauvres riches

Telephone

# Posté le samedi 24 février 2007 12:57

Modifié le lundi 23 juillet 2007 12:16

U2

U2
L'histoire commence fin 1976, à la Dublin's Mount Temple School, où Larry Mullen, alors adolescent, passe une petite annonce pour former un groupe de rock. Parmi les membres qu'il recrute, on compte Dave Evans (rebaptisé plus tard The Edge), Adam Clayton, et Paul Hewson (rebaptisé Bono Vox, puis Bono). Dick Evans, le frère de The Edge, fera une courte apparition dans le groupe, avant de tenter sa propre aventure musicale au sein des Virgin Prunes.

Dick et Dave sont guitaristes, d'un genre assez expérimental, puisque Dick joue sur une guitare qu'il a fabriquée lui-même. Adam est bassiste, c'est le plus âgé de tous, il sèche régulièrement les cours, se retrouve très souvent chez le proviseur de la Mount Temple à cause de ses tenues plus qu'excentriques, mais il n'a pas mauvais fond. C'est lui qui va convaincre Larry de recruter un certain Paul Hewson, rêveur romantique qui collectionne les petites amies, et qui n'hésite pas à se présenter en tant que guitariste. En fait, Paul ne sait absolument pas jouer, et s'oriente vite vers l'écriture et le chant.
Le groupe s'appelle d'abord Feedback, puis The Hype, et adopte finalement le nom de U2 après le départ de Dick, plus dans un esprit de communion avec son public qu'une référence à l'avion espion américain, qui selon la légende aurait été abattu en Union Soviétique le jour de la naissance de Bono.

La formation initiale est restée intacte jusqu'à aujourd'hui, y compris sur scène où U2 préfère avoir recours à des bandes enregistrées plutôt qu'à des musiciens additionnels.
Après un an de répétitions dans la cuisine des Mullen, Feedback donne son tout premier concert dans le gymnase de la Mount Temple à l'automne 1977, à l'occasion d'un concours organisé par l'école. Dick est absent, et c'est donc le futur U2 dans sa formation finale qui se lance. Ils y reprennent des standards des Rolling Stones, des Beach Boys et des Eagles, mais c'est avec une reprise de Show Me the Way de Peter Frampton qu'ils conquièrent le public. Ce soir-là, ils remportent le premier prix. Feedback change de nom une première fois, et devient The Hype.

Adam s'occupe désormais de la gestion du groupe, à temps complet puisqu'il est viré du lycée. Début 1978, The Hype ouvre pour Revolver dans l'un des plus grands clubs de Dublin, reprenant les Sex Pistols et les Stranglers. En mars, Larry insiste pour que The Hype participe à un nouveau concours, sponsorisé par Harp Lager, Evening Press et CBS, et doté d'un prix de 500 livres. The Hype arrive en finale et remporte le premier prix, devant un groupe plus expérimenté, les East Coast Angels. Ils obtiennent également une séance d'enregistrement gratuite aux Keystones Studios de Dublin.

C'est à cette époque que le groupe rencontre la division irlandaise de CBS en la personne de Jackie Hayden, mais aussi Phil Lynott de Thin Lizzy, qui persuade Adam de trouver un manager, et surtout Bill Graham de Hot Press, qui présentera le groupe deux mois plus tard à un certain Paul McGuinness. Quelques jours plus tard, à la fin d'un concert au Community Centre de Howth, Dick Evans quitte le groupe : The Hype devient U2 sur la suggestion de Steve Averill.

Convaincu du potentiel du groupe Paul McGuinness accepte le poste de manager à la suite d'un concert donné en mai 1978 au Project Arts Center, où ils partagent l'affiche avec les Virgin Prunes. Il est encore leur manager aujourd'hui, et souvent considéré comme leur 5e membre. U2 commence alors à enregistrer des démos, continue à donner de petits concerts dans les lycées et les clubs de la région, afin de décrocher un contrat avec une maison de disques.

Durant ses concerts, le groupe joue de nombreuses reprises, de Peter Frampton à Thin Lizzy, sans négliger ses propres compositions. Lors d'une session d'enregistrement en décembre 78 aux Keystones Studios de Dublin, ils enregistrent leurs trois premiers morceaux : The Fool, Street Mission et Shadows and Tall Trees. McGuinness se rend à Londres avec la démo, afin de démarcher les maisons de disques.

Malgré les réticences des grandes compagnies de disque à signer le groupe, U2 connaît un certain succès sur scène, qui les amène à enregistrer en 1979, sur le label CBS Irlande, un EP trois titres intitulé U2-3, où figurent les versions démo de Out of Control et de Stories for Boys, ainsi que le titre Boy-Girl. Lors d'un show sur RTE présenté par Dave Fanning, le groupe fait choisir aux auditeurs le titre qui sortira en face A. Leur choix se porte sur Out of Control. Three sort donc en septembre 79, en tirage limité et uniquement en Irlande. Les mille exemplaires pressés sont numérotés à la main.

Pourtant, la partie est loin d'être gagnée. Lors d'un concert au Baggott Inn, des responsables du label EMI, invités pour écouter le groupe, quittent la salle en plein milieu du spectacle. U2 décident de tenter le tout pour le tout. Ils raclent les fonds de tiroir, empruntent à leur famille et leurs amis, et embarquent pour Londres. Les échecs sont retentissants, si bien que les membres de U2 repartent en Irlande sans contrat en poche.
McGuinness ne renonce pas, et organise une mini-tournée en Irlande, qui connaît un très grand succès, et qui culminera par un concert à guichets fermés devant 2 000 personnes à Dublin, chose extrêmement rare pour un groupe non signé. C'est aussi à cette époque que sort Another Day, devenu depuis un collector.

En janvier 1980, le magazine Hot Press effectue un sondage auprès de ses lecteurs, et U2 remporte la première place dans cinq catégories. En avril, ils signent avec Island Records et enregistrent le mois suivant leur second single 11 O'clock Tick Tock, produit par Martin Hannett connu pour son travail avec Joy Division.

En octobre 1980, le groupe enregistre son premier album studio, Boy, produit par Steve Lillywhite. Juste après la sortie du single I Will Follow, U2 embarque pour une tournée britannique, puis européenne, notamment en Hollande et en Belgique. En novembre, c'est au tour des États-Unis, où ils jouent leurs premiers concerts sur la côte Est. En janvier de l'année suivante, ce n'est plus cinq, mais neuf catégories que le groupe remporte dans le magazine Hot Press. Les concerts continuent tout le long de l'année 1981, en Europe et aux États-Unis. En juin, Bruce Springsteen reporte son retour aux États-Unis pour pouvoir assister au concert du groupe à l'Hammersmith Palais.

Le single Fire précède de trois mois la sortie d'October, le deuxième album du groupe, sorti en octobre 1981, qui se veut beaucoup plus intimiste, et moins accessible que l'album précédent. On y retrouve néanmoins le single Gloria, qui sera le support du premier vidéo-clip officiel. Le groupe repart en tournée, pour 18 dates au Royaume-Uni, à guichet fermé. En mars 1982 sort le single A Celebration.

Le troisième album War sort en mars 1983. Le groupe connaît un changement de direction radical, prenant ouvertement position sur des sujets politiques, comme les évenements en Irlande du Nord dans Sunday Bloody Sunday, ou la situation en Pologne dans New Year's Day. Le disque est également un succès commercial, il se classe n°1 au Royaume-Uni.

La fin du War Tour marqua une période creuse pour le groupe, une stérilité et un manque d'inspiration qui aurait bien pu les mener à la séparation. Steve Lilywhite refusant de travailler sur plus de trois albums pour chaque groupe, Bono fait donc appel à Brian Eno, d'après lui le seul capable de leur donner un nouveau souffle. La nouvelle surprit tout le monde, Brian Eno étant surtout connu pour sa musique expérimentale et son travail avec David Bowie et les Talking Heads, si éloigné du rock de U2, qualifié à l'époque d'« héroïque ».

U2, Brian Eno et Daniel Lanois s'installèrent à Slane Castle, en Irlande, pour travailler sur le quatrième album studio, The Unforgettable Fire. Le titre du disque a été emprunté à une exposition réalisée par des survivants d'Hiroshima, auxquels il est dédié. Les titres M.L.K. et surtout Pride, qui deviendra le single les plus vendu du groupe à ce stade, et le morceau phare de leurs concerts, rendent hommage au révérend Martin Luther King.

L'album sort en octobre 1984. La voix de Bono y est beaucoup plus chaleureuse, et les synthétiseurs y prennent une place importante, sans pour autant nuire aux parties de guitare de The Edge. Entré dans les charts britanniques directement à la première place, il est suivi d'une tournée de plusieurs mois durant laquelle Bono ne se prive pas de commenter l'actualité politique : le projet d'initiative de défense stratégique, rebaptisé Star Wars par ses détracteurs, et la course aux armements en général, l'apartheid en Afrique du Sud, les conflits au Salvador et au Nicaragua...

Le 13 juillet 1985 U2 participe au Live Aid, deux concerts donnés simultanément en Europe et aux États-Unis, organisés par Bob Geldof pour soulager la famine en Afrique. Leur énergie et le charisme dont fait preuve Bono lors de leur courte prestation marquent le public. Quelque chose s'est passé ce jour là. La semaine suivante, les ventes d'album triplent, et le monde entier réalise le potentiel du groupe.

Le 9 mars 1987, sort The Joshua Tree, cinquième album studio toujours produit par Brian Eno et Daniel Lanois. U2 y approfondit son nouveau style musical ébauché dans The Unforgettable Fire, et propose des compositions très différentes de celles des trois premiers albums. L'album traduit l'amour du groupe pour l'Amérique et notamment pour la musique américaine. Mais cette passion n'aveugle pas les protagonistes du groupe, ce qui explique la présence de Bullet the Blue Sky, chanson critique à l'égard de certains aspects du pays (politique, société, ...).

Pas moins de cinq singles seront extraits de l'album, dont With Or Without You qui devient un tube planétaire lors de l'été 1987. The Joshua Tree devient l'album le plus rapidement vendu au monde, en étant certifié platine aux États-Unis moins de 48 heures après sa sortie. Il se classe en tête des hit parades dans vingt-deux pays, les ventes dépassent les 15 millions d'exemplaires (+ de 20 millions à ce jour).

U2 avait en outre chargé Phil Joanou de réaliser un documentaire au format cinéma durant la tournée Joshua Tree World Tour. Le tournage débute lors des concerts américains à l'automne. Des kilomètres de pellicule capturent le groupe au sommet de sa forme, lors de shows parfaitement rodés par six mois de tournée. La tournée (et donc le tournage des séquences live) s'achève un soir de décembre 1987, à Tempe en Arizona, dans la ville ou le Joshua Tour avait commencé. Le projet prend de l'ampleur en 1988, puisque U2 retourne en studio pour compléter le projet avec des chansons enregistrées en studio. Plusieurs mois de travail seront nécessaires pour achever la production du film avec Paramount, et c'est finalement un double album qui accompagne sa sortie en octobre 88. Le long-métrage comme l'album s'intitule Rattle and Hum. On y retrouve le single Desire, ainsi que diverses collaborations avec BB King, Bob Dylan, Cowboy Jack Clements ou même les New Voices of Freedom, une chorale gospel de New York, avec qui Bono chante I Still Haven't Found What I'm Looking For.

Après une longue période consacrée aux racines de la musique américaine, Berlin semblait être devenu la nouvelle source d'inspiration de U2. En novembre 1991 sort le nouvel album, Achtung Baby, précédé de quelques semaines par le très déroutant single The Fly. Enregistré à Berlin le disque est une nouvelle fois produit par Eno et Lanois. Il se vendra à plus de 10 millions d'exemplaires. Les sonorités du groupe sont plus agressives, et résolument modernes. L'utilisation du phasing sur la voix de Bono, et d'effets de distorsion sur la batterie distinguent ce nouvel opus du son traditionnel de U2. Comme l'a déclaré The Edge, « The Fly, c'est le bruit de quatre types en train de scier le Joshua Tree ». Une jolie métaphore pour illustrer la volonté du groupe de rompre avec son passé.

La tournée promotionnelle d'Achtung Baby est baptisée Zoo TV Tour. Inspiré par la puissance des médias démontrée durant la guerre du Golfe, le show est totalement interactif. Grâce à une station de télévision embarquée le groupe pourra envoyer les images de ses propres concerts n'importe où dans le monde, et recevoir toutes les images qu'il désire. Bono pourra faire intervenir n'importe qui pendant le concert.

La tournée traverse de nouveau l'Europe lors de l'été 1993, dans le cadre de la nouvelle tournée Zooropa, pendant que le groupe continue à explorer de nouvelles directions en studio. En plein spring-break de leur tournée, les quatre irlandais profitent des soundchecks pour composer et sont en mesure de sortir un nouvel album durant la deuxième tournée européenne. Intitulé Zooropa, il poursuit dans la voie esquissée par Achtung Baby. L'album ne rencontre pas un gros succès commercial et donne une impression de travail inachevé à certains critiques musicaux.

La tournée traverse enfin l'Asie et l'Océanie, pour le Zoomerang Tour. D'un concert à Sydney sera tirée la vidéo U2 Live in Sydney. Ce sera le point final de près de deux années de tournée. En 1993, le magazine Q élit U2 « Best Act in the World Today » (meilleur groupe de scène en activité) et Zooropa leur permet de recevoir le « Best Production Award » (prix de la meilleure production studio) pour la troisième fois en quatre ans. U2 remporte son 4ème Brit award pour ses prestations en concert.

Début 1997 sortent le très déroutant single Discothèque ainsi que son clip dans lequel U2 joue les Village People. Ils précèdent de quelques jours l'album Pop. Le label Island craignait que le disque ne soit pas prêt pour le début de la tournée, prévu pour le printemps. Le 12 février, au K-mart de New York, U2 lance officiellement la tournée Popmart qui débutera à Las Vegas le 25 avril. Cette tournée doit durer un an, et est conçue uniquement pour les stades. Dotée du plus grand écran à cristaux liquides jamais construit (700m²), la scène dispose notamment d'une arche géante de 30m de haut. Tout y est conçu pour donner l'illusion d'être dans une discothèque, The Edge y organise même un karaoké.

Le site officiel de U2 est mis en ligne au début de l'été, et livre bientôt des extraits d'un nouvel album alors en préparation, intitulé All That You Can't Leave Behind. En septembre sort le single Beautiful Day. L'album devient numéro un en Europe et aux États-Unis, et c'est avec la volonté de « redevenir le plus grand groupe de rock du monde » que démarre l'Elevation Tour 2001. La tournée se déroule en salles, sans artifices, et de nouveau à guichets fermés. De nouvelles dates seront constamment ajoutées pour satisfaire la demande du public. L'Elevation Tour devient la deuxième tournée la plus lucrative de tous les temps (109,7 millions de dollars), juste derrière le Voodoo Lounge Tour des Rolling Stones en 1994 (121,2 millions de dollars).

Le 22 novembre 2004, le groupe tourne le clip de All Because of You dans les rues de Manhattan sur un camion, puis joue 11 titres sous le Brooklyn Bridge (concert gratuit). Le premier single du douzième album officiel de U2, How to dismantle an Atomic bomb, sort en novembre 2004.

Le 2 juillet sont organisés par Bono et Bob Geldof les concerts du Live 8, à Washington DC, Londres, Paris, Berlin, Rome, Moscou, Johannesbourg et Tokyo afin de mobiliser le public sur les problèmes de l'Afrique et faire réagir les dirigeants des pays membres du G8. Ils obtiennent l'annulation de la dette des 18 pays les plus pauvres.

Le groupe enregistre son prochain album dans les mythiques studios de Abbey Road, immortalisés par the Beatles ; Pink Floyd y avaient enregistré Dark Side of the Moon.

Discographie :

Boy
October
War
The Unforgettable Fire
The Joshua Tree
Rattle and Hum
Achtung Baby
Zooropa
Pop
All That You Can't Leave Behind
How to Dismantle an Atomic Bomb

Vidéographie :

Gloria
I will follow
New year's day
Sunday bloody Sunday
Bad
With or without you
Where the streets have no name
Desire
Angel of Harlem
One
The fly
Lemon
Stay
Miss Sarajevo
Discotheque
Mofo
Beautiful day
Elevation
Sometimes you can't make it on your own
All because of you

# Posté le mardi 13 février 2007 16:15

Beastie Boys : 7ème album en préparation

Beastie Boys : 7ème album en préparation
Des news des Beasties : les 3 new-yorkais devraient sortir leur 7ème album dans le courant de l'année 2007. Un album apparement très différent des précédents d'après ce que les membres du groupe disent à la presse. Mike D admet même que les fans risquent d'être désapointés par cette nouvelle orientation musicale. Pour l'instant, le groupe joue dans des festivals à travers le monde (Brésil, Australie, Pologne...). Lors de ces festivals, les fans auront pu s'apercevoir que les set-list se rapprochaient fortement de celles des années 90 avec le retour de morceaux tels que "Time for livin'", "Rhymin' and Stealin" et "The scoop". Les set-list ultra Hip-Hop de la tournée 2004-2005 semblent oubliées. Une indication sur le prochain album? L'avenir nous le dira...
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le mardi 30 janvier 2007 17:04

Modifié le dimanche 15 juillet 2007 17:43

Raymond Goethals, le sorcier

Raymond Goethals, le sorcier
Né à Bruxelles le 7 octobre 1921, Raymond Goethals reste à ce jour le plus grand et le plus singulier des entraîneurs belges. Son sens du jeu, qu'il communique volontiers avec son accent de “ketje” de Bruxelles, lui a valu les surnoms de “Raymond-la-Science” ou de “Sorcier”. Plusieurs fois champion de Belgique, vainqueur d'une coupe des coupes, c'est cependant avec un club étranger qu'il obtient son plus beau titre de gloire: en 1993, il offre à la France sa première coupe d'Europe, en menant l'Olympique de Marseille à la victoire finale.

Sa carrière de joueur commence au club bruxellois du Daring, où il officie comme gardien de but de 1933 à 1949, puis au Racing de Bruxelles jusqu'en 1952. Après avoir entraîné Hannut, Waremme et Saint-Trond, il est désigné sélectionneur de l'équipe nationale belge. Il occupera ce poste de 1968 à 1976. Avec les Diables rouges, ses deux plus grands titres de gloire sont une troisième place au championnat d'Europe de 1972 et, selon ses dires, le fait de n'avoir jamais encaissé le moindre but contre l'équipe des Pays-Bas, réputée être la meilleure du monde à l'époque.

Passé à la tête du Sporting d'Anderlecht, il atteint la finale de la coupe des coupes en 1977 et la gagne en 1978. Après un court passage en France et au Brésil, il rejoint le Standard de Liège, avec qui il remporte deux titres de champion de Belgique (1982 et 1983) et atteint une nouvelle fois la finale de la coupe des coupes. Inquiété par la justice en 1984 lors du scandale Standard-Waterschei de 1982, il revient au Sporting d'Anderlecht en 1987 avec qui il gagne deux coupes de Belgique.

Raymond Goethals approche alors de ses 70 ans mais il n'a pas encore décroché son plus beau titre de gloire. En 1990, il débarque à l'Olympique de Marseille de Bernard Tapie, qui a la ferme intention de remporter une coupe d'Europe, ce qui constituerait une première pour le football français. Le premier essai (1991) est manqué de peu, Marseille s'incline en finale de la coupe des clubs champions, aux penalties, contre l'Étoile rouge de Belgrade. Deux ans plus tard, en finale de la première édition de la ligue des champions, l'OM bat le Milan AC un à zéro. Raymond Goethals, qui bénéficie alors dans l'hexagone d'une aura de messie, quitte le club marseillais la même année et termine sa carrière en apothéose.

Jusqu'à sa mort en 2004, Raymond Goethals est resté incontournable dans le monde du football. Celui qu'on a appelé “Raymond-la-Science” ou “Le Sorcier” était encore régulièrement consulté pour sa psychologie et son sens tactique. À moins que ce ne soit pour le simple plaisir d'écouter la gouaille et le franc-parler aux accents inénarrables de ce bruxellois bon teint.

Palmarès :

RSC Anderlecht : 1 coupe des vainqueurs de coupe (1978) et 2 coupes de Belgique (1988 et 1989)
Standard de Liège : 2 titres de champion de Belgique (1982 et 1983)
Olympique de Marseille : 2 titres de champion de France (1991 et 1992)* et 1 Ligue des champions (1993)

*Marseille gagne le championnat de France 1993 mais est déclasser le 22 septembre de la même année suite à l'affaire OM-VA. Canal + refusera l'attribution du titre au PSG. Le championnat de France 1993 n'a donc jamais connu son vainqueur.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 28 janvier 2007 07:55

Modifié le lundi 23 juillet 2007 12:16